Décolonisation spirituelle en Afrique
Kayemb Uriel Nawel - Le Nlongi
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UN NOIR CHRETIEN EST UN TRAITRE A LA MEMOIRE DE SES ANCETRES : AFRIQUE REVEILLE-TOI !

 


Moïse Tshombe
issu de chefs Lunda, plus précisément du clan des Amalas, devient président de la Conakat, puis, maire à Élisabethville, et plus tard Président de État Indépendant
du Katanga.
1961 - Drapeau du Katanga : Rouge pour le sol, vert pour la végétation, les 3 croisettes de cuivre, son principal minerai

Le KatangaLe Katanga est tissé à partir d’un héritage, d’une histoire dont la modernité est scellée, pour la succession de ces trois États-Royaumes ( Lunda, Luba et Yéké ), par des courants commerciaux polarisés vers les débouchés océaniques – surtout vers les régions des Grands Lacs – et par une socialisation hautement structurée dans les principautés inféodées issues des empires. Le Katanga s’avère donc être une réalité humano-sociale concise et non pas un conglomérat géographique issu de la colonisation. La période coloniale a elle-même démontré la spécificité katangaise

Penchons-nous maintenant sur l’aspect de ce qu’on peut nommer la ‘‘Katanganité’’, afin de mieux saisir en quoi et pourquoi le Katanga peut être appelé une région, une province du Congo, susceptible d’aspirer à une autodétermination au sein d’une voie ‘‘confédérale’’ s’ouvrant en R.D.C..

En 1888 le Roi Léopold II, roi des belges, tenait le discours suivant au sujet du Katanga, discours adressé au peuple belge après avoir acquis le Katanga, sa concession à lui :

« Mes Compatriotes,

Toute la Belgique et les Belges sont dans la joie d’accueillir le Dr. David Livingstone qui revient de l’Afrique après avoir accompli une noble mission, nous ramène la bonne nouvelle de la conquête du Katanga, {…} je viens de créer des sociétés au Katanga dans lesquelles vous aurez à travailler. Faites attention et abstenez-vous d’annexer cette concession avec le reste du Congo.

Nous venons de nommer le Gouverneur Général pour le Congo, également un autre

Gouverneur Général est nommé par le Royaume de Belgique pour diriger le Katanga, ainsi

vous remarquerez, qu’il s’agit ici de deux pays distincts, l’un différent de l’autre et doivent rester séparément.

Pour ce faire, j’ai désigné mon fils le nommé Jean Félix Hemptinne, c’est bien Lui, qui sera mon Représentant dans notre concession du Katanga. En outre, il est strictement interdit formellement de procéder à l’annexion de ces deux pays, qui sont tout à fait séparés l’un de l’autre. Je vous envois pour mieux développer ce Katanga, votre deuxième patrie où vous y resterez paisiblement et sans craindre à jamais. Je vous en remercie ».

Sé/LEOPOLD II
Roi des Belges

Par Louis Cheminon.
Rapporteur au Palais Royal
Laken/Bruxelles
Belgique

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’à la Conférence de Berlin de 1884, le Katanga ne faisait pas partie de l’État Indépendant du Congo, mais qu’en 1888, après la conquête du Katanga, le Roi Léopold II fait du Katanga un État tout à fait distinct de l’État Indépendant du Congo.

Plus tard, le 02 août 1889, le roi Léopold II, établit son testament, que pouvons-nous lire dans ce testament ? Le voici ci-dessous :

« Nous, Léopold II, Roi des Belges, Souverain de l’État Indépendant du Congo

Voulant assurer à notre Patrie bien-aimée les fruits de l’œuvre que depuis de longues années, Nous poursuivons dans le continent Africain, avec le concours généreux et dévoué de beaucoup de Belges ;

Convaincu de contribuer ainsi à assurer à la Belgique, si elle le veut, les débouchés indispensables à son commerce et à son industrie ;

Déclarons, par les présentes, léguer et transmettre, après notre mort, à la Belgique, Nos droits Souverains sur l’État Indépendant du Congo, tels qu’ils ont été reconnus par les déclarations, conventions et traités intervenus depuis 1884, entre les Puissances étrangères, d’une part, l’Association Internationale du Congo et l’État Indépendant du Congo, d’autre part, ainsi que tous les biens, droits et avantages attachés à cette souveraineté ».

Fait à Bruxelles, le 02 août 1889. (s) Léopold

Remarque ou observation intéressante, dans ce testament du roi Léopold II, il n’est pas question de léguer, après sa mort, l’État du Katanga à la Belgique, alors que le Katanga était une entité tout à fait distincte de l’État Indépendant du Congo, ce qui veut dire que, par son testament il ne fait que léguer à la Belgique le reste du Congo, mais pas le Katanga… à ce moment-là le Katanga ne fait pas partie de l’État Indépendant du Congo de 1884 et Léopold II ne lègue pas le Katanga à la Belgique dans son testament ! Et, rappelons-le, ce n’est qu’en 1892 que le Katanga va devenir la sixième région de l’État Indépendant du Congo… donc, 3 ans après le testament de Léopold II ! On peut donc dire en quelque sorte, que la Belgique a annexé, en 1892, le Katanga à l’État Indépendant du Congo, ceci sans avoir le droit de le faire, vu que le Katanga ne lui avait pas été légué par voie testamentaire ! On peut éventuellement dire, que cette annexion du Katanga fut ‘‘illégale’’ du point de vue juridique !

Allons plus loin : jusqu’en 1936, le Katanga connut un régime spécial, au lieu d’être soumis à l’autorité du Gouverneur Général de la capitale, Léopoldville, le Katanga relevait directement du Ministère des Colonies à Bruxelles et un Vice-Gouverneur Général siégeait à Élisabethville ( Lubumbashi ) au Katanga.

On peut donc estimer que le Katanga peut, de plein droit, réclamer au minimum l’application du Fédéralisme au sein des frontières de l’actuelle R.D.C. ( République Démocratique du Congo )… personne ne peut dire ou affirmer le contraire, personne, que ce soit au niveau historique et/ou juridique… personne !

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